Casa Brisa da Ria

Comme dans un scénario de lumière et de beauté le petit port de pêche de Santa Luzia s'alanguit entre le bleu du ciel et celui de la lagune à marée haute. Bercés par un faible courant, les bateaux de pêche colorés sont chargés de nasses. C'est que Santa Luzia est connue sous le nom de « Capitale du poulpe ». Les nombreux restaurants du « front de mer » le proposent sous forme de recettes variées. ainsi que, bien sûr,  une profusion de fruits de mer, de homards, de tourteaux, de poissons pêchés le jour même.

 

Situé à environ trois kilomètres de la cité historique de Tavira, ce

village porte dans son essence les coutumes et les connaissances des

gens de la mer.Les petites rues étroites et pittoresques de Santa

Luzia abritent encore de nombreuses petites maisons de pêcheurs.

Elles sont typiques avec leurs façades en carrelage (ici, on dit

« azulejos »), leurs terrasses où pend le linge. 

   

Nous nous sentons loin des cités balnéaires trépidantes qui jalonnent,

parfois dans une profusion de béton, la côte d'Algarve.

Bien sûr il y a des touristes. L'été, ce sont plutôt les familles qui

viennent profiter des plages toute proches, de leurs étendues de

sable à perte de vue, du soleil omniprésent, d'une chaleur

supportable car tempérée par la brise océane. L'hiver, c'est la saison

où de nombreux retraités du nord de l'Europe viennent y séjourner

pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois, attirés par la

douceur du climat. L'automne et le printemps voient arriver les

randonneurs, les amateurs de balade à vélo, les amoureux de la

nature et des oiseaux. Ce sont les saisons des migrations et l'on

vient de loin pour observer les cigognes, les hérons, les flamants

roses. 

Depuis 18 ans que nous avons choisi le Portugal pour y vivre « une autre vie », nous avons toujours aimé ce village  pour son atmosphère reposante, pour son authenticité. C'est un plaisir rare de s'installer à une terrasse, de contempler la lagune et, au delà de celle-ci, l'île de Tavira. Nous avons notre bistrot préféré, celui où l'on côtoie l'après-midi les pêcheurs revenus à terre et qui s'échangent les dernières anecdotes sur la pêche du jour dans un patois algarvien que nous avons beaucoup de difficultés à comprendre.